L'actualité en Colombie, en France et dans le monde

Suivi de l'actualité en série ES (Lycée français L. Pasteur de Bogota, Colombie)

28 mars 2006

Alternatives économiques - CPE: ce qu'il n'est pas...

sans_titre3

Alter_Eco_CPE.pdf

Posté par frances à 20:51 - Société française - Commentaires [0] - Permalien [#]


France 3 - CPE

Comment fonctionne le CPE français ?

- Un contrat supposé faciliter l'emploi des jeunes... - F2 -

Adopté au Parlement le 9 mars, le Contrat première embauche (CPE) est donc un nouveau contrat de travail censé faciliter l'accès des jeunes à l'emploi en France, selon le gouvernement. Cheval de bataille de Dominique de Villepin, il constitue en une adaptation aux moins de 26 ans du Contrat nouvelle embauche (CNE, créé en août 2005), avec la même période d'essai, très décriée notamment à gauche, de deux ans.

C'est le 16 janvier 2006 que le Premier ministre a annoncé la création de ce contrat spécifique, le "contrat première embauche", CPE, pour les jeunes de moins de 26 ans employés en entreprise de plus de 20 salariés, quel que soit leur niveau de qualification.

Ce "contrat première embauche" a été présenté comme un contrat à durée indéterminée (CDI). Or il intègre une "période de consolidation de l'emploi" de deux ans, semblable à une période d'essai. Cette période signifie clairement que le salarié recruté dans ce cadre contractuel est licenciable à tout instant et sans nécessité d'une quelconque justification de la part de l'employeur. C'est ce côté "kleenex" qui suscite une vague de rejet auprès d'une grande partie de la jeunesse.

Pour atténuer cet aspect, le gouvernement affirme que ce CPE comporte des garanties visant à sécuriser le parcours professionnel des jeunes, premières victimes du chômage en France. Ainsi, les stages ou Contrats à durée déterminée (CDD) et les périodes de formation en alternance effectués par le jeune dans l'entreprise devront être inclus dans la durée de la période d'essai (les fameuses deux années).

Le jeune licencié après quatre mois passés dans l'entreprise aura droit à une indemnisation du chômage. Une allocation forfaitaire de 460 euros lui sera versée mensuellement pendant deux mois. En cas de licenciement, un salarié recruté depuis au moins 30 jours doit bénéficier soit d'un préavis de deux semaines pour un contrat conclu depuis moins de 6 mois, soit d'un préavis d'un mois pour un contrat conclu depuis au moins 6 mois.

L'employeur doit fournir une indemnité égale à 8% de sa rémunération brute au salarié licencié, ainsi qu'une contribution égale à 2% de la rémunération brute aux Assedic. En cas de licenciement durant les deux premières années, un nouveau CPE entre le même employeur et le même salarié pourra être conclu après un délai de carence de 3 mois.

En cours de CPE, le droit individuel à la formation (DIF) s'ouvre dès la fin du premier mois, au lieu d'un an pour les autres contrats.

Enfin, pour faciliter l'accès au logement d'un jeune en CPE, le dispositif du Locapass, qui offre un étalement du paiement de la caution, doit lui être proposé systématiquement dès la signature du contrat.

Posté par frances à 20:40 - Société française - Commentaires [0] - Permalien [#]

France 3 - Dossier actualité CPE

Dossier France 3 sur emploi des jeunes (France télévisions)

sans_titre2

Posté par frances à 20:36 - Société française - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le Monde 28/03/2006 - CPE: manifestations du 28 mars

manifestations_28_mars

Posté par frances à 20:00 - Société française - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 novembre 2005

Emeutes en France: "pas de main invisible islamiste"..., Le Monde

L'hypothèse d'émeutes "organisées" paraît peu vraisemblable

LEMONDE.FR | 04.11.05 | 19h19  •  Mis à jour le 04.11.05 | 19h28

icolas Sarkozy a affirmé dans une interview télévisée, jeudi 3 novembre, que les violences ayant eu lieu ces dernières nuits n'avaient "rien de spontané" et étaient "parfaitement organisées", reprenant ainsi l'argumentaire de certains syndicats de policiers. "Nous sommes en train de rechercher par qui et comment", a ajouté le ministre de l'intérieur.

Sollicité par l'AFP, le ministère de l'intérieur n'a pas fourni d'éléments à l'appui de cette déclaration. Vendredi, le sénateur Roger Karoutchi, un proche de M. Sarkozy, a exclu tout "coordination politique", mais a évoqué une "coordination technique" entre bandes qui se renseigneraient par portables. Le syndicaliste de Synergie (officiers de police) Bruno Beschizza est allé beaucoup plus loin, évoquant des "islamistes radicaux, connus des renseignements généraux (RG)" qui auraient "entraîné et manipulé des jeunes". Il a également qualifié les violences urbaines de "terrorisme".

Mais plusieurs responsables policiers ont fait part de leur "scepticisme" et de leur "réserve"  sur de telles hypothèses. A la direction générale de la police nationale (DGPN), on se dit "formel" : "Evoquer l'influence islamiste n'est pas fondé" et "il n'y a rien pour étayer l'existence d'une organisation des émeutes, qu'elle soit nationale, départementale, ou quoi que ce soit de ressemblant". "Les RG n'ont recueilli aucun élément permettant pour l'heure d'accréditer la thèse selon laquelle des islamistes manipuleraient" les groupes qui, s'ils peuvent être "organisés en leur sein", ne sont "pas coordonnés" entre eux, confirme une autre source.

"IL N'Y A PAS DE MAIN INVISIBLE ISLAMISTE"

Des jeunes, vêtus à la manière salafiste, ont été vus à proximité des émeutes. Mais leur rôle a surtout été de "tenter de calmer le jeu", assure une source policière, qui ajoute : "Qu'on le regrette ou non, cela fait longtemps que les associations musulmanes sont des interlocuteurs incontournables pour régler un tas de problèmes dans ces villes. Que cela ait été le cas à cette occasion n'a rien d'anormal". "Il n'y a pas de main invisible islamiste" derrière ces émeutes, confirme un responsable. Un autre met en garde : "Attention à ne pas coller une connotation religieuse à des actes qui n'en ont aucune".

Le président de l'Union syndicale de la magistrature (USM, majoritaire), Dominique Barella, a jugé prématurées les déclarations sur l'intervention supposée de groupes organisés. "Ce sont des déclarations politiques et manipulatoires. Tout le monde parle à tort et à travers mais personne ne sait rien", a-t-il déclaré.

Le ministre de la justice, Pascal Clément, s'est lui voulu prudent, refusant d'accréditer la thèse d'une préméditation par des groupes organisés des violences dans la banlieue parisienne. "C'est une question à poser aux policiers, au procureur de la République, au juge qui les reçoit, plus qu'à moi-même qui ne les ai pas rencontrés", a-t-il lancé en marge d'un déplacement au tribunal de Bobigny. Les premiers procès ne permettent pas de dire si les auteurs des actes de violence ont agi de manière spontanée ou s'ils font partie de groupes organisés, a-t-on expliqué au cabinet du ministre. Le profil des prévenus est plutôt celui de jeunes ayant un casier judiciaire pour de petits délits et connaissant des problèmes sociaux.

Les policiers œuvrant sur le terrain constatent par contre un aguérissement : "En une semaine, ces petits groupes ont beaucoup appris : le moment où une grenade lacrymogène explose, la logique de progression des forces de l'ordre, qu'il est moins risqué et plus frappant de brûler une concession automobile que dix poubelles dans une rue, face à un cordon de CRS...", explique une source policière.


Avec AFP et Reuters

Posté par frances à 07:11 - Société française - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Accueil  1