26 mai 2007
Le Monde, 26/05/2007. De la difficulté de nos relations sociales...
Pourquoi Toyota n'est pas français
par Frédéric Lemaître
Extrait...
C'est là que la comparaison avec la France est cruelle. Même si les études internationales dans ce domaine sont aléatoires, tout indique que l'archaïsme des relations sociales en France a un impact direct sur l'organisation et donc les conditions de travail puis, in fine, sur la performance des entreprises. Comme le démontre l'économiste Thomas Philippon dans un essai très stimulant, Le Capitalisme d'héritiers (Seuil, 110 p., 10,50 €), les Français n'ont aucune allergie particulière au travail. Au contraire, ils sont, dans les pays développés, parmi ceux pour qui le travail est le plus important. De même, nombre d'entre eux jugent important d'apprendre à leurs enfants à "travailler dur".
21 mai 2007
INSEE Première mai 2007, L'économie française depuis 1959
INSEE_Premi_re_Economie_fran_aise_depuis_1959_Mai_2007
14 février 2007
Le Monde, 15/02/2007. Faible croissance française...

27 janvier 2007
Le Monde, 25/01/2007. Chiffres de l'enquête emploi annuelle rendus publics en octobre au lieu de mars...
La décision de l'Insee de reporter la publication du nombre de sans-emploi crée une polémique
LE MONDE | 25.01.07
Selon Le Canard enchaîné du mercredi 24 janvier, le chômage au sens où le BIT l'entend serait en fait de 9,2% – soit le chiffre d'avril-mai 2006 – à comparer aux 8,7% dont se vante le gouvernement. Bref, la France ne compterait pas 2,37 millions mais plus de 2,5 millions de sans-emploi.
"DIFFICULTÉS TECHNIQUES"
Une correction à la hausse, à quelques semaines de l'élection présidentielle, aurait été du plus mauvais effet pour Dominique de Villepin, qui a fait du chômage sa priorité. La deuxième semaine de janvier, rapporte Le Canard enchaîné, les principaux dirigeants de l'Insee "se réunissent à huis clos et jugent plus prudent d'en référer à leur autorité de tutelle, le ministère de l'économie et des finances".
Officiellement, l'institut argue de "difficultés techniques". Pour le BIT, un chômeur est quelqu'un qui se déclare sans travail et souhaite en trouver un. Chaque trimestre, donc, l'Insee enquête auprès d'une population de 70000 personnes. Ce qui lui permet de corriger les statistiques mensuelles de l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) et, en mars, de publier un chiffre annuel, celui-là même dont la divulgation vient d'être repoussée à l'automne. [...]
"Maladroit pour le moins", jugent les syndicats aujourd'hui. Mercredi, l'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SUD) a rencontré la direction de l'Insee. "Ce qui nous semble incompréhensible, témoigne Julie Herviaut, de la CGT, c'est que vu la période politique très délicate, s'il y avait des problèmes, il fallait anticiper." Selon elle, la direction aurait dû sortir un chiffre, quitte à ce que ce soit "une fourchette à prendre avec précaution". Et les syndicats dénoncent le manque de transparence et "le verrouillage de la direction". [...]
Rémi Barroux
19 avril 2005
Actu France 4 au 7 avril
France : l'inquiétant décrochage des exportations
Relais de croissance de l'économie française depuis plus de quinze ans, les exportations ne sont plus au rendez-vous. Alors que l'économie mondiale a enregistré une croissance de 6 % en 2004, que les échanges mondiaux se sont accrus de 10 %, les ventes françaises n'ont progressé que de 3 %. « C'est un désastre. Jamais le commerce extérieur français n'a connu une telle dégradation », insiste Michel Didier, économiste à l'institut patronal Rexecode. Selon lui, compte tenu de la place de la France dans l'économie mondiale, ses exportations auraient dû croître d'au moins 7 % si elles avaient suivi la même évolution que les échanges mondiaux.
Cherté de l'euro, perte de compétitivité, orientation trop européenne, mauvaise spécialisation : les économistes et les chefs d'entreprise additionnent les explications pour tenter de comprendre ce décrochage brutal. Tous s'accordent, cependant, sur un point : sans une réaction rapide, les entreprises françaises risquent d'être rapidement distanciées dans les échanges internationaux.
Le Monde, 5 avril 2005. Juan Felipe Alvarez (Tle ES) & Adriana Agudelo (1ère ES)
10 avril 2005
Actu presse française 31 mars au 3 avril 2005, Daniel Restrepo (Tle ES) & Vanina Jacob (1ère ES)
Atonie de la croissance française, Le Monde 05/04/2005
Les doutes sont revenus. Alors qu'à la fin de l'année 2004 les chefs d'entreprise pariaient sur un rebond de l'économie, ils s'inquiètent à nouveau. Leurs carnets de commande sont en baisse, le taux d'utilisation des équipements est retombé sous la normale, les investissements sont suspendus, les tensions sur les trésoreries réapparaissent. En un mot, l'activité est décevante. Entre l'euro de plus en plus cher, un baril de pétrole à plus de 57 dollars et un taux de chômage à plus de 10 %, personne n'ose plus s'avancer : l'économie européenne a déjà si souvent déçu.
Ce brusque coup de déprime se retrouve dans toutes les statistiques. L'indice des directeurs d'achat du secteur manufacturier de la zone euro a baissé de 1,5 point en mars, à 50,4 points, selon le centre d'étude NTC Research. Selon lui, "l'activité est proche de la stagnation". De son côté, Ixis CIB souligne, dans son dernier indicateur avancé, que "le redressement de l'activité observé à la fin de l'année dernière s'essouffle fortement". La banque a révisé ses prévisions : elle ne prévoit plus qu'une croissance de 0,2 % au deuxième trimestre, au lieu de 0,3 %.[…] La croissance est ailleurs, comme le confirme Henri Lachmann, PDG de Schneider : " Les Etats-Unis vont mieux que prévu en ce début d'année. En Asie, on continue à avoir une croissance formidable, même si elle est un peu moins soutenue qu'en 2004. Et puis il y a des zones de résistance en Europe, comme l'Espagne et le Royaume-Uni."[…]"Le climat de pénurie de l'an dernier a nourri la spéculation. Les entreprises ont surstocké, par peur de manquer de métal et pour prévenir de nouvelles hausses. Aujourd'hui, elles diminuent leurs stocks", explique André Van Den Boosche, directeur commercial des aciers plats chez Arcelor. Il pense que cette résorption des stocks va peser sur l'activité du premier semestre. Ce phénomène de surstockage semble s'être produit dans plusieurs secteurs industriels. Après avoir connu un dernier trimestre 2004 très actif, de nombreuses entreprises travaillant dans la mécanique, la fonderie, le plastique, enregistrent, depuis janvier, un net recul de leur carnet de commande. […] secteur responsable de ce repli : l'automobile. Les ventes de voitures en 2004 ont été inférieures aux projections. Aujourd'hui, les constructeurs diminuent leurs stocks en faisant, au besoin, du chômage technique dans certaines usines. Mais les invendus semblent aussi s'être accumulés dans d'autres secteurs, de la chimie au textile en passant par les biens d'équipements. Cet "effet stock", selon l'Insee, a apporté 0,9 point de croissance, sur un total de 2,4 % en 2004. Le déstockage aujourd'hui pourrait coûter 0,2 % point de croissance cette année. Cette contraction, ressentie très vite dans de nombreuses entreprises, n'incite pas les patrons à l'optimisme. D'autant que, par ailleurs, les bonnes nouvelles se font rares. Côté matières premières et pétrole, personne n'attend de baisse sur des produits qui ont eu un effet de ciseau sur les marges. Mais, curieusement, ce n'est pas cette flambée qui les inquiète le plus. "Il est plus facile de répercuter des hausses quand les prix augmentent de 50 %, voire 100 %, que de demander une augmentation de 2 %", constate Lionel Lemaire, le patron de Conflandey.
MÊME LES PME DÉLOCALISENT
Le sujet de préoccupation qui fait l'unanimité chez les chefs d'entreprise, c'est l'euro. Les sociétés françaises subissent toujours le contrecoup d'une appréciation de 38 % de la monnaie européenne face au dollar en dix-huit mois. Rien ne leur permet, à court terme, de compenser une telle perte de compétitivité. Souffrant d'une spécialisation insuffisante, d'un manque d'innovation et de valeur ajoutée, elles voient leurs parts de marché s'effondrer. Les difficultés de l'Allemagne, premier client de l'économie française, aggravent encore la situation. Pour résister à la concurrence internationale, beaucoup de patrons ne voient, comme réponse rapide, que la délocalisation vers les pays de l'Est. Même les PME commencent à prendre le chemin de la Roumanie, de la Pologne ou de la Slovaquie. Aidés jusqu'ici par une consommation intérieure assez soutenue, les groupes de grande consommation, de produits agroalimentaires, et les distributeurs devraient échapper à la morosité ambiante. Pourtant, eux aussi s'inquiètent. La montée du chômage et de la grogne sociale va peser sur l'évolution de la consommation, premier moteur de la croissance française. Les changements de comportement des consommateurs, privilégiant toutes les filières à bas prix (Le Monde du 29 mars), laissent entrevoir des rapports de plus en plus tendus entre industriels et distributeurs. Refusant de sombrer dans le pessimisme, la plupart des patrons veulent croire que ces tensions n'auront qu'un temps. Tous reportent leurs espoirs d'amélioration sur le deuxième semestre.
02 mars 2005
Profits des entreprises françaises et répartition des richesses...
Voilà que les plus grands groupes du CAC 40 viennent d'annoncer coup sur coup des résultats records, alors que l'économie française enregistre des résultats mitigés sur le front de la croissance et franchement mauvais sur le plan de l'emploi. Qu'on en juge : Total, quatrième pétrolier mondial, a fait plus de 9 milliards d'euros de profits, Arcelor et L'Oréal plus de deux milliards, PSA et Renault n'ont pas été en reste, sans même parler des banques.
Cette opulence des grands groupes, qui profite d'abord à leurs actionnaires et à leurs managers, via bonus et stock-options, choque. Il y a bien quelque chose d'immoral à voir ces entreprises dégager des profits colossaux alors qu'au même moment, les salaires et le pouvoir d'achat stagnent et que le chômage continue de flirter avec les 10 % de la population active. Ces entreprises profitent-elles au moins de toute cette manne pour préparer l'avenir ? Rien n'est moins sûr. L'investissement reste à un niveau bas : après une année 2003 calamiteuse, il n'a progressé, en France, que d'un modeste 2,8 % en 2004.
La richesse des multinationales « françaises » n'est cependant pas directement corrélée à la situation de l'économie hexagonale. Soyons clairs : si nos stars du CAC 40 sont si profitables, ce n'est pas seulement parce qu'elles se refusent à augmenter les salaires en France, en tirant profit de la mauvaise situation de l'emploi. C'est surtout qu'elles sont parvenues à développer leurs activités à l'étranger et tirent parti, mondialisation aidant, de la vive croissance du reste du monde. Les profits de Total ou d'Arcelor proviennent ainsi d'abord du haut prix du pétrole ou de l'acier, engendré par la vigueur de la demande chinoise. Et ce n'est pas du marché français que L'Oréal, PSA ou Renault tirent la majeure partie de leur chiffre d'affaires et de leurs profits, loin s'en faut.
Il est néanmoins sûr que ces entreprises redistribuent plus qu'elles n'investissent, fidèles en cela à la logique du capitalisme financier dans lequel nous sommes entrés depuis vingt ans. Elles consacrent ainsi beaucoup d'argent à défendre leur valeur boursière, en distribuant des dividendes et en rachetant leurs propres actions, afin de se voir reconnaître par les marchés financiers une valeur qui les place en position de prédateur plutôt que de proie à l'égard de leurs concurrentes. Pour autant, il serait faux d'affirmer qu'elles ne se préoccupent que de court terme. Ces firmes continuent d'investir, de préparer l'avenir. Mais elles le font bien souvent ailleurs, en Chine, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, là où elles estiment avoir plus de perspectives de croissance que dans la vieille Europe. Alternatives économiques n°234, mars 2005, éditorial de P. Frémeaux
Le Monde, 23/02/2005
Déficits publics français en 2004
L'INSEE a communiqué à la Commission européenne son estimation des ratios de dette et déficit publics pour 2004. Le ratio de déficit public s'élève à 3,7% du PIB, celui relatif à 2003 a été réviséà 4,2% du PIB (auparavant 4,1%). En 2004, le ratio de dette atteint 65,6% du PIB après 63,9% en2003 (auparavant 63,7%). INSEE, communiqué du 01/03/2005
