26 février 2007
Le Monde, 27/02/2007. Polémique sur statistique de l'inflation en Argentine...
Inflation polémique en Argentine
fficiellement, l'indice du taux d'inflation pour le mois de janvier en Argentine s'est établi à 1,2 %. Rien d'exceptionnel, a priori, dans cette statistique. Et pourtant sa publication, jeudi 22 février, a provoqué une vive polémique à Buenos Aires. Des techniciens de l'Institut national des statistiques (Indec), de nombreux économistes et des représentants de l'opposition sont convaincus que le chiffre de progression des prix est en réalité bien supérieur et marque l'échec des pouvoirs publics dans leur lutte contre l'inflation.
Ils accusent le gouvernement péroniste de Nestor Kirchner de manipuler les statistiques en pleine année électorale, à huit mois de la présidentielle, au cours de laquelle le chef de l'Etat entend briguer un second mandat.
Le 29 janvier, M. Kirchner a limogé la directrice chargée du calcul de l'indice des prix aux consommateurs au sein de l'Indec, Graciela Bevacqua, désignée par concours, pour la remplacer par Beatriz Paglieri, proche du secrétaire du commerce intérieur, Guillermo Moreno. Il s'agissait de modifier certaines méthodes de calcul, selon le gouvernement. Cette intervention directe au sein d'un organisme respecté en Argentine comme à l'étranger a suscité l'indignation de dizaines d'employés de l'Indec, qui sont descendus dans la rue pour manifester. Un document, signé par 214 économistes, la plupart critiques de la politique officielle, circule sur Internet, exprimant "une profonde inquiétude pour la qualité technique des statistiques, leur transparence et leur crédibilité".
La préoccupation aurait même gagné Wall Street, selon la correspondante à New York du quotidien à grand tirage Clarin, qui cite des investisseurs américains inquiets de "l'absence de sécurité juridique et de règles du jeu transparentes en Argentine". "Nous n'allons pas nous laisser porter préjudice", a déclaré la ministre de l'économie, Felisa Miceli, qui a accusé le "petit" nombre de techniciens rebelles de l'Indec de répondre à des "intérêts politiques".
Les problèmes de Mme Bevacqua remontent à octobre 2006, quand les travaux de l'Indec ont commencé à montrer que l'inflation pourrait dépasser les prévisions du gouvernement. Depuis son arrivée au pouvoir en 2003, M. Kirchner a déclaré la guerre à l'inflation, menaçant les commerçants qui augmentaient leurs prix et exhortant les consommateurs à boycotter certains produits.
Le taux d'inflation en 2006 a été officiellement de 9,8 %, un chiffre déjà perçu comme exagérément optimiste par les consommateurs, qui constatent de régulières hausses des prix. Les prévisions pour janvier n'étaient pas favorables à cause des fêtes de fin d'année et des hausses des prix des services touristiques en plein été austral. Elles dépassaient les 2 %.
Christine Legrand
Article paru dans l'édition du 27.02.07.
10 décembre 2006
Mort de Pinochet dans la presse chilienne, 10/12/2006
La Nación Journal financé à 69% par l'Etat chilien
A las 14:15 horas de hoy domingo murió a los 91 años el ex dictador Agusto Pinochet Ugarte al interior del Hospital Militar, producto de una repentina descompensación. | |
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El Mercurio Journal conservateur
La muerte del ex comandante en jefe del Ejército ocurre en el día Internacional de los Derechos Humanos (fecha que conmemora la promulgación de la Convención Internacional DD.HH. de la ONU). Además, hoy su mujer Lucía Hiriart está de cumpleaños. La Tercera Journal populaire lu principalement par la classe moyenne. Rival principal: El Mercurio
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30 novembre 2006
Le Monde, 28/11/2006. Election présidentielle en Equateur
Rafael Correa : à gauche toute en Equateur
ourquoi, diable, le pouvoir ? Rafael Correa, 43 ans, avait la vie facile et une carrière universitaire assurée. Il a été élu dimanche président d'un pays de 12 millions d'habitants, réputé ingouvernable. Aucun chef d'Etat équatorien élu n'a fini son mandat depuis dix ans. Docteur en économie, catholique très pratiquant, M. Correa a choisi d'entrer en politique "pour tenter de tirer son pays de la crise et ses concitoyens de la misère". Il n'en doute pas, le remède ne peut être que radical. M. Correa a fait de son nom - qui signifie courroie, ceinturon - un slogan de campagne. "Dale, Correa !", scandaient ses sympathisants, au soir de la victoire, dimanche soir, dans les rues de Quito : "Vas-y, Correa !", "Donne des coups de ceinture !". A qui ? Aux élus corrompus et aux oligarques que le candidat fustige à longueur de discours.
Ce professeur de l'université huppée de Quito, dont il fut le doyen de la faculté d'économie, s'est converti, meeting après meeting, en véritable bête de scène. Sourire sans faille et enthousiasme communicatif, il propose "une révolution citoyenne" pour refonder les institutions. Et il promet de payer la dette sociale, en renégociant la dette extérieure et les contrats pétroliers.
Murió el ex dictador Pinochet 
